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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 10:15

Le coup de coeur de Véronique

 

La Propriété de Rutu Modan

Après la mort de son fils, Regina Segal emmène sa petite fille, Mica, à Varsovie, où elles espèrent récupérer une propriété familiale spoliée pendant la Seconde Guerre mondiale. Une histoire de famille, de secrets et d'amour. Prix spécial du jury du Festival d'Angoulême 2014.

Encore une histoire autour de la spoliation des biens juifs pendant la seconde guerre mondiale.... Oui, mais pas que. Rutu Modan, illustratrice israëlienne, parle aussi dans ce récit de mémoire, de rapport entre les générations et entre les peuples. Le dessin très "ligne claire" et coloré apporte de la légèreté à des états d'âme qui ne le sont pas toujours. Le format est aussi très agréable.

 

Les coups de coeur de Béatrice

 

Le restaurant de l'amour retrouvé de Ito Ogawa

En rentrant du travail, Rinko est choquée de retrouver son appartement complètement vide. Son petit ami est parti et a tout emporté. Sous le choc, elle devient muette et n'a d'autre choix que de retourner auprès de sa mère dans son village natal. Là, elle décide d'ouvrir un restaurant très spécial puisque sa cuisine semble posséder le pouvoir d'exaucer les souhaits de ses clients. Premier roman.

Voilà un roman bien d'un bout à l'autre. Béatrice l'a beaucoup aimé et l'a déjà offert deux fois. L'histoire est haute en couleur (la mère à une truie appelée Hermes comme animal de compagnie !), plein de sentiments et de subtilité.

 

La vie aux aguets de William Boyd

En 1976, dans la campagne oxonienne, une jeune femme rend visite à sa mère dont les propos la désarçonnent : elle annonce à sa fille Ruth qu'elle n'est pas Sally Gilmartin mais Eva Delectorskaya, une émigrée russe et une ex-espionnne de haut vol. Si Eva se découvre maintenant, c'est parce qu'elle a besoin de l'aide de sa fille pour accomplir sa dernière mission. Costa Book Awards 2006.

L'intrigue est un peu longue à démarrer au goût de Béatrice, avec une alternace de chapitres passé/présent. Et puis finalement, elle n'a pas laissé tomber et ensuite, le roman s'est avéré passionnant et plein de rebondissements. Linden pour sa part l'a lu en anglais et a adoré dès le début. Elle trouve l'écriture de William Boyd très belle.

 

Les coups de coeur de Claude

 

Confiteor de Jaume Cabré

Tandis que sa mémoire vacille, un homme écrit à la femme de sa vie. Prix Courrier international du meilleur livre étranger 2013.

L'histoire est inracontable, impossible à résumer. C'est foisonnant : on passe dans la même page, et parfois dans la même phrase, d'un moine catalan exhalté par l'Inquisition au XVIème siècle à l'officier nazi, du luthier italien du XVIIIème au trafiquants d'art du XXème... Mais on ne se perd pas et on se prend au jeu de se laisser emporter dans ce labyrinthe de vies et de souvenirs. Un roman qui nous dit aussi l'urgence de tout écrire quand la mémoire s'échappe. La couverture fait déjà envie.

Chaleureusement recommandé également par Véronique.

 

Au service secret de Sa Sainteté de Patrick Raynal

Jonathan Swift est un jeune prêtre. Ancien gauchiste recherché par les polices du monde entier, déclaré mort par la CIA il y a plusieurs années lors d'un affrontement à Beyrouth, il possède un passé plus que trouble. Prix Arsène Lupin 2013.

Ce policier tient aussi du roman d'espionnage, il est drôle et passionnant. Jonathan qui avait fait voeu de pauvreté va se retrouver à changer complètement de style de vie lorsqu'il entre aux services secrets du Vatican. Et le curé devient James Bond...

 

 

Ma vie n'a pas commencé de Leny Escudero

Souvenirs du chanteur Leny Escudero. Avant de devenir quelqu'un qui chante, il a d'abord été un gars de Belleville, un prolétaire. Il le raconte sans nostalgie, ni misérabilisme, dans une langue alerte et gouailleuse. Il évoque ses amours, ses enfants, ses amis, ses parents, ses potes voyous, ses copains du bâtiment. Ses souvenirs sont à son image : tonitruants et généreux.

Cette autobiographie de Leny Escudero est très riche de plein d'informations qui intéresseront tous ses fans, dont Claude fait partie.

 

 

Les coups de coeur de Linden

 

Dernier été à Primerol de Robert Merle

Edition posthume du premier récit littéraire de l'écrivain, écrit pendant son internement au stalag VI D et dans lequel il fait revivre son dernier été avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.

Robert Merle raconte les derniers mois au Rayol avant que la seconde guerre mondiale éclate. C'est comme une goutte de vie suspendue avant d'éclater avec la fin de la paix. Le texte est très court, très léger.

 

 

 

Terra Australis de Laurent Bollée et Philippe Nicloux

A la fin du XVIIIe siècle, 1.500 hommes et femmes d'Angleterre ont été déportés à bord de 11 navires parcourant plus de 24.000 kilomètres sur trois océans. Ils étaient des bagnards, des forçats, des condamnés. On les a envoyés dans un pays qui n'existait pas encore, l'Australie, sans possibilités de retour.

Cette bande dessinée est ce que l'on peut appeler une somme : plus de 500 pages ! Mais quelle somme ! Certes le texte et l'image sont noirs, certes l'être humain à cette époque n'était pas mieux traité qu'un animal, mais quelle richesse et que de connaissances à acquérir !

  

Fait partie de la sélection "Voyage aux antipodes"

 

 

Les coups de coeur de Catherine

 

Sous la terre de Courtney Collins

Sous une pluie diluvienne, une femme berce le nourrisson qu'elle vient de mettre au monde puis lui coupe la gorge, l'enterre et s'enfuit. Cette même nuit, elle a tué son mari et mis le feu à la ferme. Elle est bientôt traquée par deux chasseurs de primes. Ce récit est inspiré par la cavale de Jessie Hickman, une des seules femmes bushrangers de l'histoire de l'Australie. Premier roman.

Tout se passe dans le bush, en pleine nature. L'histoire est sous forme de road-movie (à cheval) avec des flash-back qui expliquent la fuite de l'héroïne.

  

Fait partie de la sélection "Voyage aux antipodes"

 

 

Gin et les italiens de Goldie Goldbloom

Gin est albinos. Après son mariage, elle se retrouve dans une ferme sur les terres reculées du bush australien où les villageois se moquent d'elle. Jusqu'au jour où en 1944, Antonio et John, deux prisonniers de guerre italiens, sont placés chez elle et son époux comme ouvriers agricoles. Elle va alors imaginer une vie plus vaste. Prix de l'Association of Writers and Writing Programs (AWP) 2008.

Très intéressant du point de vue historique, ce roman nous fait découvrir la vie de prisonniers de guerre italiens ouvriers agricoles dans le bush et le problème de leur devenir une fois la guerre terminée.

  

Fait partie de la sélection "Voyage aux antipodes"

 

 

La femme égarée de Tim Winton

Bien décidé à commencer une nouvelle vie avec sa famille en Irlande, Fred Scully travaille avec ardeur à rendre la future maison habitable. Mais la disparition mystérieuse de sa femme Jennifer va l'entraîner dans une odyssée désespérée à travers l'Europe.

Un très beau roman psychologique, d'un auteur australien (Tim Winton, né en 1960 à Perth), mais qui se passe en Europe.

 

  

Fait partie de la sélection "Voyage aux antipodes"

 

 

La maison des chagrins de Victor del Arbol

Une violoniste virtuose commande à un peintre le portrait du magnat des finances qui a tué son fils, afin de déchiffrer sur son visage la marque de l'assassin. Pour cautériser ses propres blessures, elle ouvre grande la porte de la maison des chagrins dont personne ne sort indemne.

Un thriller qui se passe à Madrid. Les personnages sont denses et sombres. L'histoire parfois complexe, renvoie à différents faits historiques du XXème siècle en Espagne, mais aussi au Pays Basque, en Algérie et au Chili. L'autre titre de Victor del Arbol, "La Tristesse du samouraï", est encore plus sombre d'après Catherine et Claude. Alors, amateurs de vrai noir, à vos lunettes !

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commentaires

Anne-Marie Robet 11/04/2014 10:10

Quelle sélection !!
Cela donne envie de lire tous ces livres !!
Alors quand j'aurai le temps, je m'y mets !
Anne-Marie