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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 07:49

Les coups de coeur de Catherine

 

La balade de Pell RidleyLa Balade de Pell Ridley de Meg Rosoff

Au XIXe siècle, en Angleterre, Pell Ridley s'enfuit à cheval le matin de son mariage. Elle choisit d'échapper au destin tracé pour elle depuis l'enfance. Ce périple l'amènera à l'indépendance et à l'amour.

Meg Rosoff est anglaise et auteur de plusieurs romans pour les ados/adultes, publiés en français notamment dans la collection Wiz de Albin Michel jeunesse. Catherine a aimé l'histoire exemplaire de cette jeune femme très courageuse, très douée avec les chevaux. Le site de critiques de livres jeunesse Ricochet recommande également chaleureusement ce roman tout public à partir de 14 ans.

 


Cul de sac de Douglas Kennedy

Fasciné par une carte de l'Australie, Nick, journaliste américain, se retrouve à Darwin. A la suite d'un accident avec un kangourou, il fait la connaissance d'Angie qui l'emmène au coeur du bush dans un camp retranché où ne vivent que des excentriques.

Ce roman a été réédité avec une nouvelle traduction sous le titre "Piège nuptial", titre explicite quant au début de la chute du héros puisqu'il va se retrouver marié malgré lui au fin fond de l'Australie. Un roman un peu à part dans la bibliographie de Douglas Kennedy qui n'écrit pas habituellement de polar et campe ses personnages sur le territoire américain ou européen.

 

 

 


Je suis la marquise de Carabas de Lucile Bordes

Interrogeant son grand-père sur les origines de sa famille, une jeune femme découvre qu'elle est la descendante des Pitou, une célèbre dynastie de marionnettistes inventeurs d'un théâtre d'une surprenante modernité. Premier roman. Prix Thyde Monnier 2012 (SGDL).

Le recueil d'une histoire de tradition familiale dans le monde des forains, d'abord comme marionnettistes, puis avec ensuite l'obligation de s'adapter à l'évolution du monde. Ce roman est joliment écrit, poétique et Catherine pense qu'il faudra suivre cet auteur.

Françoise signale la présence à Lyon d'un très beau musée sur les marionnettes : le musée Gadagne où se trouvent d'ailleurs des décors et des marionnettes des ancêtres de Lucile Bordes ainsi qu'au MUCEM (les collections du musée national des arts et traditions populaires (MNATP) seront bientôt transférées à Marseille).


Lointain souvenir de la peau de Russel Banks

Le Kid, vingt-deux ans, a été arrêté pour avoir voulu coucher avec une jeune fille mineure rencontrée sur Internet. Equipé d'un bracelet électronique, il est sommé de ne pas s'approcher de tous les lieux susceptibles d'accueillir des enfants. Listé dans des fichiers publics d'individus à potentiel dangereux, il a trouvé refuge aux portes de la cité, dans un campement d'infortune...

Le héros ressemble à ceux de Steinbeck dans "Des souris et des hommes", avec cette simplicité et cette naiveté des "pas trop malins mais pas méchants". Ce roman a été un vrai coup de coeur pour Catherine. Il est dense et puissant et dénonce les travers de l'Amérique contemporaine (Russel Banks est issu d'une famille pauvre et milite dans des mouvements d'extrême gauche).


et puis deux coups de gueule :

Zone de Mathias Enard

Catherine avait pourtant beaucoup aimé ses autres romans, mais la forme sans ponctuation sur plusieurs centaines de pages l'a asphyxié avant la fin du premier quart.

Karoo de Steve Tesich

Dans ce cas, ce n'est pas l'écriture qui a provoqué le blocage, mais plutôt l'histoire de ce héros picaresque, Saul Karoo, riche cinquantenaire, obèse, alcoolique et consultant en scénario.

 

Les coups de coeur de Françoise

 

Ce soir, Françoise nous présente des auteurs qui écrivent des nouvelles sur les gens :

 

Les trois roses jaunes de Raymond Carver

Sept nouvelles consacrées aux petites gens écrasés par le destin, qui se voient privés d'histoire, "relégués au rang de l'anecdote".

Fanfan adore aussi cet auteur américain qui n'a écrit que des nouvelles.

 

 

 

 

 

 

 

Heureux les heureux de Yasmina Reza

Une juxtaposition de vies bancales, plus ou moins reliées entre elles : des couples en crise, des solitaires, des amis. Une succession de monologues qui sont autant de stratégies de survie s'entrecroisant et se répondant pour diversifier les points de vue sur une même situation et multiplier les versions d'une même existence.

Dans le dernier roman de Yasmina Réza, on retrouve également la vie des gens, mais là, les personnages sont plus sophistiqués, plus "dérangés" et moins attachants que ceux de Carver.

 

 

 

 

 

Le coup de coeur de Fanfan

 

Le Chaudron de Kiyoko Murata

Tami, 17 ans, et son petit frère viennent passer les vacances d'été chez leur grand-mère, où ils retrouvent deux cousins. Tami aide la vieille dame en cuisine et tente de faire découvrir à la famille une grande variété de plats aux multiples saveurs. Alors que tout semble se dérouler au mieux, une mauvaise nouvelle va être à l'origine d'une violente révélation sur les origines de Tami.

Ce court roman japonais a été choisi par hasard par Fanfan sur les étagères de la bibliothèque : il était mis en avant, édité chez Actes Sud, une jolie couverture.... et quelques pages plus tard une jolie découverte. L'auteur a obtenu le fameux prix Akutagawa pour Le Chaudron. Ce texte a été porté à l'écran par le grand cinéaste japonais en 1991 sous le titre "Rhapsodie en août".

 

 

Les coups de coeur de Véronique

 

Bernadette a disparu de Maria Semple

La mère de Bee a disparu. Afin de la retrouver, tout est mis en oeuvre et les différentes pièces du puzzle sont réunies : lettres, emails, témoignages... Peu à peu, on découvrira combien la personnalité de Bernadette est fantaisiste, névrosée, féroce et fragile, et surtout combien sa fille l'adore et la comprend.

L'intrigue de ce roman est prenante et la fin surprenante. Les personnages sont attachants et la structure narrative, faite comme un dossier de pièces à conviction, renforce encore notre envie de comprendre ce qui est arrivé à Bernadette.

 

 

 

 

Une petite fortune de Rosie Dastgir

Harris, d'origine pakistanaise, reçoit une importante somme d'argent de l'Anglaise dont il a divorcé. Voulant se débarasser de cet argent qui lui pèse, il cherche un bénéficiaire parmi ses cousins désargentés au Pakistan, sa fille étudiante en médecine à Londres et un cousin prospère. Premier roman.

Même si le style de ce premier roman écrit par une femme elle-même issue d'un mariage mixte anglo-pakistanais n'est pas inoubliable, les situations qu'elle nous décrit sont troublantes tant elles mélangent deux mondes différents pour lesquels l'argent et la famille sont les deux points de rencontre et de discorde.

 

 

 

Une fille, qui danse de Julian Barnes

Tony, retraité divorcé à l'existence terne, se souvient quarante ans après qu'il aurait dû épouser Veronica. Mais elle lui avait préféré Adrian, le plus brillant de ses camarades et son meilleur ami, et peu après l'envoi par Tony d'une lettre pleine de rage et de déception, Adrian s'était suicidé. Man Booker Prize 2011.

Attention, très grand texte et un vrai roman psychologique ! L'histoire nous tient jusqu'au bout avec presque rien, mais elle n'est pas essentielle, seulement le support d'une multitude de questions : quel est le rôle de la mémoire ? où est la responsabilité de nos actes avec le recul des années ? quelle lecture faire de nos souvenirs ? y a-t-il une vérité ? comment sait-on si on a réussi sa vie ?.... Trouble, titre que Barnes souhaitait donner à son roman, aurait été effectivement une très bonne synthèse de son propos brillant.

 

Et Linden ?


Linden, en plein déménagement, n'a pu eu trop le temps de bouquiner. Mais, à l'évocation par Catherine du livre "Les mots voyageurs : petite histoire du français venu d'ailleurs" de Marie Treps, elle a voulu nous faire partager une des origines possible pour une expression bien de chez nous "faire quelque chose en deux coups de cuillère à pot". Je vous laisse apprécier...


http://www.dinosoria.com/actualite/henri-4.jpgComme le rapporte Gonzague de Saint Bris, auteur d'une toute nouvelle biographie du bon roi Henri, l'expression serait directement liée à la naissance du prince de Navarre, futur Henri IV. Antoine de Bourbon, son père, éloigné de son château ce jour-là, aurait appris la bonne nouvelle et l'aurait ainsi annoncée à son entourage : "Messieurs, la reine nous a donné un petit prince en deux coups de cul, hier, à Pau".

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