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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 07:51

Et voilà la rentrée littéraire 2011 ! Les critiques s'interrogent : est-ce un bon cru ? qui aura le Goncourt, le Femina...? Et la bibliotrhécaire, loin des enjeux médiatiques et parisiens se demande : lequel va plaire à mes lecteurs ? comment faire un choix parmi 654 nouveaux romans, même si c'est le chiffre le plus bas depuis 10 ans ? Je me suis quand même lancée, en fonction des critiques lues, des coups de coeur d'acteurs de la filière du livre et peut-être un peu aussi en fonction de mes propres goûts, car comment être totalement impartiale...  Voici donc les 18 titres de la rentrée achetés par la bibliothèque. Nous les découvrirons ensemble.



turquetto.jpgTurquetto / Metin Arditi - Actes Sud

Se pourrait-il qu'un tableau célèbre - dont la signature présente une anomalie chromatique - soit l'unique oeuvre qui nous reste d'un des plus grands peintres de la Renaissance vénitienne : un élève prodige de Titien, que lui-même appelait « le Turquetto » (le petit Turc) ?

Metin Arditi s'est intéressé à ce personnage. Né de parents juifs en terre musulmane (à Constantinople, aux environs de 1519), ce fils d'un employé du marché aux esclaves s'exile très jeune à Venise pour y parfaire et pratiquer son art. Sous une identité d'emprunt, il fréquente les ateliers de Titien avant de faire carrière et de donner aux congrégations de Venise une oeuvre admirable nourrie de tradition biblique, de calligraphie ottomane et d'art sacré byzantin. Il est au sommet de sa gloire lorsqu'une liaison le dévoile et l'amène à comparaître devant les tribunaux de Venise...

Metin Arditi dépeint à plaisir le foisonnement du Grand Bazar de Constantinople, les révoltes du jeune garçon avide de dessin et d'images, son soudain départ... Puis le lecteur retrouve le Turquetto à l'âge mûr, marié et reconnu, artiste pris dans les subtilités des rivalités vénitiennes, en cette faste période de la Renaissance où s'accomplissent son ascension puis sa chute.

Rythmé, coloré, tout en tableaux miniature, le livre de Metin Arditi convoque les thèmes de la filiation, des rapports de l'art avec le pouvoir, et de la synthèse des influences religieuses qui est la marque particulière du Turquetto.

Né en Turquie, familier de l'Italie comme de la Grèce, Metin Arditi est à la confluence de plusieurs langues, traditions et sources d'inspiration. Sa rencontre avec le Turquetto ne doit rien au hasard, ni à l'histoire de l'art. Car pour incarner ce peintre d'exception, il fallait d'abord toute l'empathie - et le regard - d'un romancier à sa mesure.

 

premier-ete.jpgLe premier été / Anne Percin - Editions du Rouergue

Deux soeurs se retrouvent une fin d'été en Haute-Saône, afin de vider la maison de leurs grands-parents décédés. Depuis longtemps, Catherine, la benjamine, se tient loin de ce village... Pourtant, chaque coin de rue ou visage croisé font surgir en elle des souvenirs précis et douloureux. Sa soeur aînée a fondé une famille, elle, non. Devenue libraire, c'est une femme solitaire.

À l'adolescence déjà, elle passait ses heures dans les livres. Mais pour ce qu'elle a vécu ici, l'été de ses seize ans, l'été de sa lecture du Grand Meaulnes, « il n'y a pas eu de mots. Il n'y en a jamais eu, ni avant, ni après. C'est quelque chose qui ne ressemble à rien d'écrit. » Quinze années ont passé, et personne n'a jamais su quel secret la tenaillait depuis tout ce temps, le drame dont elle a peut-être été coupable.

C'est une histoire d'innocence et de cruauté que nous raconte Anne Percin. Sensuelle et implacable à la fois, douce-amère comme tous les crève-coeurs de l'enfance.

  
riennesoppose.jpgRien ne s'oppose à la nuit / Delphine de Vigan - JC Lattes

Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd'hui je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence.

Au coeur de la mémoire familiale, entre souvenirs lumineux et secrets enfouis, un roman autour de Lucile, la propre mère de Delphine de Vigan. Prix du roman Fnac 2011.


   
vies_oiseaux.jpgDes vies d'oiseaux / Véronique Ovaldé - L'Olivier

Quand sa fille Paloma déserte sans prévenir la somptueuse villa familiale, Vida Izzara croit en deviner la raison : elle serait partie avec son amant vivre une vie moins conventionnelle. Jusqu'au jour où Vida comprend que c'est elle aussi que Paloma fuit. Aidée par Taïbo, qui enquête sur un couple de jeunes gens habitant clandestinement les demeures inoccupées de la région, elle part à la recherche de sa fille. Ce périple la conduira de l'Irigoy de son enfance aux recoins secrets de son coeur.

Les vies d'oiseaux, ce sont celles que mènent ces quatre personnages dont les trajets se croisent sans cesse. Chacun à sa manière, par la grâce d'un nouvel amour, est amené à se défaire de ses liens - conjugaux, familiaux, sociaux - pour éprouver sa liberté d'exister.

  
vieille_dame_riad.jpgLa Vieille dame du riad / Fouad Laroui - Julliard

Sur un coup de tête, François et Cécile abandonnent Paris pour aller s'installer à Marrakech. Quel choc quand ils découvrent, dans une petite pièce au fond du riad qu'ils viennent d'acquérir, une très vieille femme semblant installée là de toute éternité. Personne n'est en mesure d'expliquer sa présence. Elle ne dit mot et ne semble pas disposée à quitter les lieux. Que faire ? Petit à petit, la simple présence de cette mystérieuse inconnue oblige le couple de Français à revoir toutes ses certitudes.

À travers cette fable tragicomique, Fouad Laroui pose la question des rapports entre la France et le Maroc, dans leurs dimensions historique, affective et culturelle.

  
piece_rapportee.jpgPièce rapportée / Hélène Lenoir - Editions de Minuit

Quand elle apprend que Claire, sa fille de vingt-quatre ans, vient d'être transportée sans connaissance à l'hôpital Beaujon après avoir été fauchée sur son vélo par un motard qui a pris la fuite, Elvire saute dans le premier train pour Paris et pressent très vite que cet accident va l'ébranler.

À mesure que se reconstitue le patchwork de sa vie, Elvire s'éloigne peu à peu de sa famille pour qui elle n'a finalement jamais été qu'une pièce rapportée.


   
belle_amour.jpgLa Belle amour humaine / Lyonnel Trouillot - Actes Sud

A bord de la voiture de Thomas, son guide, une jeune occidentale, Anaïse, se dirige vers un petit village côtier d'Haïti où elle espère retrouver les traces d'un père qu'elle a à peine connu et éclaircir l'énigme aux allures de règlement de comptes qui fonde son roman familial. Le caractère particulier de ce voyage encourage bientôt Thomas à prévenir la jeune femme qu'il lui faudra très probablement renoncer à une telle enquête pour faire l'expérience, dans ce village de pêcheurs dont il est lui-même issu, d'un véritable territoire de l'altérité où les lois sont amicales et flexibles, les morts joyeux, et où l'humaine condition se réinvente sans cesse face aux appétits féroces de ceux qui, à la manière du grand-père d'Anaïse et de son complice en exactions, le « colonel » - tous deux jadis mystérieusement disparus dans un incendie -, cherchent à s'octroyer un monde qui appartient à tous.

Dans ce roman qui prône un exercice inédit de la justice et une fraternité sensible entre les hommes sous l'égide de la question : « Quel usage faut-il faire de sa présence au monde ? », Lyonel Trouillot, au sommet de son art, interroge le hasard des destinées qui vous font naître blanc ou noir, puissant ou misérable, ici ou ailleurs - au Nord ou au Sud. S'il est vrai qu'on est toujours « l'autre de quelqu'un », comment et avec qui se lier, comment construire son vivre-ensemble sinon par le geste - plus que jamais indispensable en des temps égarés - d'accueillir, de comprendre ?


ravissement_britney.jpgLe Ravissement de Britney Spears / Jean Rolin - POL

Faut-il prendre au sérieux les menaces d'enlèvement qu'un groupuscule islamiste fait peser sur Britney Spears ? Les services français (les meilleurs du monde) pensent que oui.

Certes, l'agent qu'ils enverront à Los Angeles pour suivre cette affaire présente quelques handicaps - il ne sait pas conduire, fume dans les lieux publics, ignore presque tout du show-business et manifeste une tendance à la mélancolie -, mais il fera de son mieux pour les surmonter, consultant sans se lasser les sites spécialisés, s'accointant avec des paparazzis, fréquentant les boutiques de Rodeo Drive ou les bars de Sunset Boulevard, jusqu'à devenir à son tour un spécialiste incontesté tant de Britney elle-même que des transports en commun de Los Angeles.

Il n'en échouera pas moins dans sa mission, et c'est de son exil au Tadjikistan, près de la frontière chinoise, qu'il nous adresse ce récit désabusé de ses mésaventures en Californie.


amalia.gifAmalia Albanesi / Sylvie Tanette - Mercure de France

Amalia racontait les ronces qui envahissaient les chemins, les oliviers qui partaient à l'assaut des collines et dont, quand elle était petite, elle avait tellement peur. Elle racontait les brebis dans les granges et les murets de pierres sèches le long des champs. Le sentier qui menait à la falaise et l'âne un jour qui a sauté. Dans ces moments-là, Amalia redevenait pour un instant la petite fille qu'elle avait été, rêvant du monde entier sans avoir jamais quitté ses collines. Et même, mais alors vraiment rarement, Amalia parlait du jour où Stepan Iscenderini était arrivé à Tornavalo, le jour où le village s'était arrêté de respirer.
Région des Pouilles, début du XXe siècle : Amalia a passé son enfance à déambuler dans des paysages écrasés de soleil en imaginant des mondes inconnus au-delà des mers. Le jour où elle croise un beau marin aux yeux verts arrivé de Turquie, et qui dit avoir traversé la mer Noire à la nage, la jeune fille comprend que l'homme sera à la hauteur de ses rêves. Bientôt, Amalia et Stepan quittent Tornavalo pour aller tenter leur chance à Alexandrie.
Début d'un incroyable périple... De Bari à Istanbul, de Malte au Liban, d'Alexandrie à Marseille, Amalia Albanesi est la saga d'une famille sur quatre générations. Une lignée de femmes exceptionnelles ballottées d'un bord à l'autre de la Méditerranée au gré d'histoires d'amour passionnelles et des désordres de l'Histoire, de la révolution bolchevique à la guerre d'Espagne.

 

faute_gout.jpgLa Faute de goût / Caroline Lunoir - Actes Sud (Un endroit où aller)
"Je reviendrai. Dans un mois ou dans un an, sans raison ou pour un mariage, suppliée par ma mère, contrite ou heureuse d'être là, pour une réunion de famille ou pour un enterrement. Je reviendrai vérifier qui ils sont. Je débarquerai pour soigner un malaise, une solitude, et en récolter d'autres. Je poserai mes valises, je ne reste pas longtemps, hein, juste quelques jours, pour les écouter, pour les regarder vivre. Et je prendrai mon train, attendrie, agacée ou sombre. Un jour, mon dernier jour ici, je serai confusément atterrée de n'avoir pas su retenir des bribes de leurs vies pour ne pas qu'elles passent, sans bruit."

Fresque miniature d'un 15 août dans une demeure familiale de la bourgeoisie traditionnelle où transparaît le portrait d'une génération qu'aucune révolte ne consume et qui pose sur le monde un regard lucide et désabusé. Premier roman.


freedom.jpgFreedom / Jonathan Franzen - L'Olivier

Patty Berglund est-elle la femme idéale ? Pour Walter, son mari, la réponse ne fait aucun doute : c'est oui. Épouse aimante, mère parfaite, Patty a tout bon. Mais qu'en pense-t-elle ? En renonçant à Richard, ce «bad boy» dont elle était amoureuse - et qui se trouve être le meilleur ami de Walter -, Patty a peut-être commis l'erreur de sa vie. Freedom raconte l'histoire de ce trio et capture le climat émotionnel, moral et politique des États-Unis entre 1970 et 2010 avec une incroyable virtuosité.

Anatomie d'un mariage et d'une famille - les Berglund -, ce livre analyse les illusions, les déceptions et les compromis d'une génération de baby-boomers qui avaient rêvé un jour de changer le monde. Mais c'est aussi un acte d'accusation implacable à l'égard d'une nation qui a cessé depuis longtemps d'incarner ses propres valeurs. Qu'avons-nous fait de notre liberté ? se demandent les personnages de Jonathan Franzen. Et quel monde laisserons-nous à nos enfants, qui nous ressemblent si peu ? Pendant ce temps, les États-Unis livrent en Afghanistan et en Irak leurs propres guerres napoléoniennes, tentant d'imposer cette même liberté par la force.


dire_son_nom.jpgDire son nom / Francisco Goldman - Christian Bourgois

Suite au décès de sa femme Aura Estrada, Francisco Goldman a entrepris l'écriture de ce texte souvenir, chronique d'un amour perdu. Il retrace l'enfance de la jeune femme, ses brillantes études au Mexique et les moments fondateurs de leur relation de couple.

«Si l'on pensait connaître quelque chose des brûlures de l'amour, du feu ardent de la perte, lire ce livre c'est se retrouver face à un chalumeau. [...] Dire son nom est violent, drôle, puissant et magnifique.» Annie Proulx

«L'écriture de ce livre est pleine de beauté. [...] Et, Dieu soit loué, il en est ainsi, car seule la beauté pouvait sauver une histoire aussi triste.» Richard Ford

«Dire son nom tient le lecteur en haleine en le faisant voyager de Brooklyn à Mexico, et parvient à rendre l'essence de deux mondes, deux êtres assez chanceux pour tomber amoureux.» Colm Tóibín

«Bien loin de nous écraser par la perte et le désespoir, Goldman a forgé un chef-d'oeuvre rayonnant et transcendant.» Booklist


heritage.jpgHéritage / Nicholas Shakespeare - Grasset & Fasquelle

Que feriez-vous si vous deveniez soudain millionnaire ?

C'est ce qui arrive à Andy Larkham, employé sans avenir dans une maison d'édition de guides pratiques, que sa fiancée vient de quitter. Se rendant à l'enterrement d'un ancien professeur, il se trompe de chapelle et assiste, en compagnie d'une étrange vieille dame, aux funérailles d'un certain Christopher Madigan. Lequel avait stipulé, dans son testament, que seules les personnes présentes à la cérémonie hériteraient de sa fortune.

Du jour au lendemain, la vie d'Andy bascule. Que se passe-t-il lorsqu'on se retrouve soudain à la tête de 17 millions de livres sterling ? Pris de scrupules face à ce coup du hasard, Andy décide d'enquêter sur son mystérieux bienfaiteur. Qui était Madigan ? Comment ce réfugié d'origine arménienne est-il devenu un nabab du minerai de fer en Australie, avant de finir sa vie reclus dans son manoir londonien ? Pourquoi a-t-il déshérité sa fille ? Et de quels autres secrets Andy est-il devenu le dépositaire malgré lui ?

Imprévisible et virtuose, ce roman tend un miroir vertigineux à l'histoire dont nous sommes, tous, les héritiers.

« Héritage regorge de morceaux de bravoure et de dialogues ciselés comme on en trouve chez les grands maîtres de la séduction romanesque tels que Graham Greene. »
The Age (Melbourne)

« Petit chef-d'oeuvre de suspense, ce roman imprévisible mêle la plus grande légèreté au tour de force littéraire. »
The Economist

« Une fable satirique portée par une prose d'une énergie flamboyante qui entraîne le lecteur en territoire dostoïevskien. »
London Metro

  
cleves.jpgClèves / Marie Darrieussecq - POL

Ce roman raconte la découverte de l'amour et de la sexualité, le passage de l'enfance à l'âge adulte, à travers le personnage de Solange, une jeune fille qui vit au Pays basque, à Clèves.

 

 

 

 

 

ville_plaine.jpgLes Villes de la plaine / Diane Meur - S. Wespieser

Dans une civilisation antique imaginaire, mais qui éveille en nous un curieux sentiment de familiarité, le scribe Asral se voit chargé de produire une copie neuve des lois. Grâce aux questions naïves de son garde Ordjéneb, il s'avise bientôt que la langue sacrée qu'il transcrit est vieillie et que la vraie fidélité à l'esprit du texte consisterait à le reformuler, afin qu'il soit à nouveau compris tel qu'il avait été pensé quatre ou cinq siècles plus tôt.

Peu à peu, cependant, le doute s'installe. Qui était Anouher, législateur mythique dont on a presque fait un dieu ? Ces lois qui soumettent à un contrôle de chaque instant la vie publique, les relations privées et jusqu'au corps des femmes, sont-elles toutes de sa main ? Et Asral a-t-il plus de chances de le savoir un jour que de se faire aimer de Djinnet, un jeune chanteur du faubourg des vanniers ?

C'est tout le talent de Diane Meur que de nous faire réfléchir aux grandes questions de la religion et de nos systèmes politiques par le biais de ce récit haletant, où souffle un vent de liberté jubilatoire et contagieux. Nous suivons Asral dans sa quête, et Ordjéneb dans sa progressive initiation, avec le même plaisir que nous voyons se déliter l'un après l'autre les traditions et les rituels de cet ordre social rigide. Les suivrons-nous jusqu'au bout ? Ou préférerons-nous retomber en proie à la fascination du mythe, comme ces archéologues prussiens que nous découvrons, vers 1840, en train d'exhumer les premiers vestiges de la ville disparue ?

Entre drame et satire, roman d'amour et fable rationaliste un peu folle, se trouve ici campé un univers qu'on quitte à regret, et qui ne dépaysera pas trop les lecteurs de La Vie de Mardochée et des Vivants et les Ombres.

 

mondial_nomade.jpgMondial nomade / Philippe Pollet-Villard - Flammarion

« Je suis condamné à être riche jusqu'à la fin de mes jours, c'est presque une fatalité Je suis riche pour cinq ou six cent ans. »

Jean-Charles Rem, fondateur de la chaîne de garde-meubles Mondial Nomade, vient de céder son empire pour un montant colossal. En quête de sens, il part sur les traces d'un mystérieux personnage croisé lors d'un voyage de jeunesse en Asie.

Mais le monde a changé, beaucoup, énormément : les ouvriers français des entreprises délocalisées en Inde font le vélo-taxi pour survivre, leurs femmes se prostituent, les prisons sont gérées par des marques de baskets et les villes portent le nom de firme automobiles. Au coeur de cette aventure, où l'absurde rivalise avec le tragicomique, Jean-Charles Rem, à la rencontre de sa destinée, n'est pas au bout de ses surprises.


scintillation.jpgScintillation / John Burnside - Métaillé (Bibliothèque écossaise)

Dans un paysage dominé par une usine chimique abandonnée, au milieu de bois empoisonnés, l'Intraville, aux immeubles hantés de bandes d'enfants sauvages, aux adultes malades ou lâches, est devenue un modèle d'enfer contemporain. Année après année, dans l'indifférence générale, des écoliers disparaissent près de la vieille usine. Ils sont considérés par la police comme des fugueurs.

Leonard et ses amis vivent là dans un état de terreur latente et de fascination pour la violence. Pourtant Leonard déclare que, si on veut rester en vie, ce qui est difficile dans l'Intraville, il faut aimer quelque chose. Il est plein d'espoir et de passion, il aime les livres et les filles.

Il y a dans ce roman tous les ingrédients d'un thriller mais le lecteur est toujours pris à contrepied par la beauté de l'écriture, par les changements de points de vue et leur ambiguïté, par le raffinement de la réflexion sur la façon de raconter les histoires et les abîmes les plus noirs de la psychologie. On a le souffle coupé, mais on ne sait pas si c'est par le respect et l'admiration ou par la peur. On est terrifié mais aussi touché par la grâce d'un texte littéraire rare.

« Un joyau exceptionnel qui va au-delà d'une histoire déconcertante et troublante pour éclairer les possibilités infinies du roman. »
Irvine Welsh

 

jours_chance.jpgJours de chance / Philippe Adam - Verticales
Ils jouent. De temps en temps ils gagnent, le plus souvent ils perdent. Et puis vient cette fois où les chiffres tombent, le gros lot, la chance avec tout au bout des millions, des dizaines et des centaines de millions, et alors là, c'est sûr, depuis le temps qu'ils en rêvent, on espère que pour eux la vie va changer.

Ces petites fictions prennent pour fil rouge des gagnants aux jeux, esquissant une fresque collective de nouveaux riches. Cet échantillon de personnages est présenté sous la forme de quelques traits rapides, de longues séquences, etc...

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