Présentation

  • : Bibliothèque de Saint Savournin
  • Bibliothèque de Saint Savournin
  • : Pour tout savoir sur ce qui se passe à la bibliothèque de Saint Savournin (13)
  • Contact

La bibliothèque est un lieu public. Pendant les heures d'ouverture, vous pouvez y venir sans être inscrit si vous n'empruntez pas de documents.  Les animations et expositions sont ouvertes à tous sans restriction. Invitez vos amis !

Rechercher Sur Le Blog

S'inscrire à la bibliothèque, c'est gratuit pour tout le monde !

3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 08:10

Les livres ont un visage de Jérôme Garcin

 

Afficher l'image d'origine

 

Évocations de 27 écrivains que l'auteur a rencontrés et auxquels il rend hommage : Julien Gracq, Jean-Marie Gustave Le Clézio, Jean-Jacques Sempé, Julian Barnes, Gabrielle Wittkop, François Nourissier, etc...

 

Ces portraits n'apportent pas grand chose sur la connaissance de l'oeuvre des auteurs rencontrés, mais nous permettent de pénétrer un peu dans leur intimité, leurs lieux de vie, voire leurs petites habitudes. J'ai plus été touchée par les auteurs que je connaissais et que j'avais lu.

Afficher l'image d'origineAfficher l'image d'origine

Partager cet article

Repost 0
28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 08:30

Idiopathie de Sam Byers

 

Afficher l'image d'origine

 

Katherine se demande s'il n'est pas temps de tirer un trait sur le bonheur en général. Daniel, son ex, semble heureux, mais sous les apparences, quelque chose cloche. Nathan, qui fut leur ami proche, réapparaît après un séjour en hôpital psychiatrique et provoque des retrouvailles forcées. Et les vaches elles-mêmes succombent à une étrange épidémie, métaphore du malaise général. Premier roman.

 

Le sous-titre est : un roman d'amour, de narcicisme et de vaches en souffrance. La couverture attire l'oeil. Mais le texte n'était pas adapté à mon humeur du moment, bien que pertinent sur le plan sociologique et psychologique. Les personnages sont assez caricaturaux et pourrait faire les beaux jours d'une comédie anglaise. Certaines descriptions sont un peu crues.

Afficher l'image d'origine

 

Partager cet article

Repost 0
25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 08:13

Et si on aimait la France de Bernard Maris

 

Afficher l'image d'origine

 

L'auteur, une des victimes des attentats de Charlie Hebdo en janvier 2015, livre un essai roboratif sur la France et les Français, évoquant leurs contradictions mais imaginant aussi un pays qui retrouverait le sourire.

 

Le dernier texte de Bernard Maris n'était pas complètement achevé, et cela se sent sur certains passages qu'il aurait sans doute développé si la "bête immonde" lui en avait laissé le temps. Toutefois il nous donne là des pistes de reflexions passionnantes et notamment celle qui fut le point de départ de cet essai : pourquoi laisser aux gens de droite le privilège d'aimer la France ?

Afficher l'image d'origineAfficher l'image d'origine

Partager cet article

Repost 0
22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 08:04

Le sentier des reines de Anthony Pastor

 

Afficher l'image d'origine

 

Savoie, 1919. Pauline et Blanca ont attendu le retour de leurs hommes durant la guerre. Mais alors qu'ils rentrent sains et saufs, ils périssent dans une avalanche. Les deux femmes quittent la montagne et emportent avec elles Florentin, un orphelin de 11 ans.

 

Le dessin ne m'a pas emballée : un crayonné assez noir et des personnages pas toujours reconnaissable. J'ai aussi trouvé qu'il manquait quelque chose pour que l'on rentre dans cette histoire où l'intrigue romanesque (l'homme qui poursuit les voyageurs) semble plaquée sur une reconstitution ethnographique (la Savoie et ses colporteurs après la Grande Guerre).

Afficher l'image d'origine

Partager cet article

Repost 0
20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 15:46

Etta et Otto (et Russel et James) de Emma Hopper

 

Afficher l'image d'origine

 

Etta, 82 ans, vit dans une ferme au fin fond du Saskatchewan et n'a jamais vu l'océan. Un matin, elle décide de prendre sa carabine, du chocolat, ses bottes pour parcourir les 3.232 kilomètres qui la séparent de la mer. Avant de partir, elle laisse un mot à Otto, son mari, sur lequel il est écrit : "Je vais essayer de ne pas oublier de revenir". Premier roman.

 

Le long parcours d'Etta est parsemé de retours en arrière sur sa vie, et celle d'Otto, et celle de Russell. Une histoire à l'américaine, factuelle, sans disgressions psychologiques et au milieu d'une nature souvent hostile. La lecture m'a laissé une impression étrange de perte de repères pour moi aussi.

Afficher l'image d'origineAfficher l'image d'origine

Partager cet article

Repost 0
19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 07:54

Ciel et terre et ciel et terre, et ciel : John Constable de Jacques Roubaud

 

https://ec56229aec51f1baff1d-185c3068e22352c56024573e929788ff.ssl.cf1.rackcdn.com/attachments/large/4/1/0/000133410.jpg

 

L'histoire de monsieur Goodman, fasciné par les tableaux de John Constable et collectionneur de ses études de nuages.

 

La collection "Musées secrets" chez Flohic (rééditée ensuite chez Argol) associe un peintre et un écrivain. Jacques Roubaud, membre actif de l'OULIPO, raconte ici une courte nouvelle autour des tableaux d'un peintre anglais paysagiste du XIXème siècle. Un seul regret : le format trop petit des reproductions qui oblige à chercher d'autres supports pour voir les oeuvres auxquelles l'histoire fait référence.

Afficher l'image d'origineAfficher l'image d'origine

Partager cet article

Repost 0
15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 07:43

Cher pays de notre enfance : enquête sur les années de plomb de la Vème République de Benoit Collombat et Étienne Davodeau

 

Afficher l'image d'origine

 

Une enquête sur les assassinats de magistrats, de journalistes, de syndicalistes et de ministres dans la France des années 1970, sur la base des témoignages de contemporains de l'époque et à partir d'archives sur le SAC, la milice du parti gaulliste. Prix du public Cultura (Festival de la BD d'Angoulême 2016).

 

Pour ceux qui, comme moi, n'ont pas trop suivi l'actualité politique française des années 70-80, cette enquête permet de bien replacer tous les éléments qui font du SAC un tragique acteur de ces années. J'adore toujours le coup de crayon et l'approche scénaristique de Davodeau.

Afficher l'image d'origineAfficher l'image d'origineAfficher l'image d'origine

 

Partager cet article

Repost 0
14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 12:26

Petite Poucette de Michel Serres

 

Afficher l'image d'origine

 

A partir du postulat qu'un nouvel humain est né, capable de taper des messages avec son pouce, et qu'il baptise Petite Poucette, le philosophe montre qu'une nouvelle révolution, celle des nouvelles technologies, après les passages de l'oral à l'écrit et de l'écrit à l'imprimé, s'accompagne elle aussi de mutations politiques, sociales et cognitives qui en font une période de crises.

 

Je suis restée abasourdie parce que j'ai lu dans ce court ouvrage. Le style était déjà un peu alambiqué, mais le fond était encore plus effrayant. Comment un homme qui se dit philosophe, qui enseigne à l'université de Stanford peut-il envisager les mutations et les crises que nous apportent la révolution numérique avec une telle naïveté ? Grosse, grosse déception.

 

Afficher l'image d'origine

Partager cet article

Repost 0
13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 07:34

Naïf. Super. de Erlend Loe

 

Afficher l'image d'origine

 

Un jeune homme de 25 ans ressent une grande angoisse existentielle après une défaite au croquet contre son frère. Il décide d'arrêter ses études, déménage et s'installe dans l'appartement de son frère parti en Afrique. Pour apaiser sa peur de vieillir, il se met à réaliser des listes de ses biens, joue au ballon, envoie des fax à son ami Kim et achète un jeu d'enfant.

 

Erlend Loe, auteur norvégien, décrit avec beaucoup de fraîcheur et de candeur les atermoiements d'un jeune homme en recherche d'un sens à sa vie. Qui ira jusqu'à consulter l'auteur d'un best seller américain sur les origines de l'univers... Un ton différent, même si le texte ne restera pas inoubliable.

Afficher l'image d'origineAfficher l'image d'origine

Partager cet article

Repost 0
11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 11:59

Echapper de Lionel Duroy

 

Afficher l'image d'origine

 

Dans son roman La Leçon d'allemand, l'écrivain allemand Siegfried Lenz raconte l'histoire du jeune Siggy qui tente de comprendre comment son policier de père qu'il aimait tant a pu persécuter pendant la guerre un de ses plus proches amis, peintre de son état, que les nazis accusaient d'être un artiste dégénéré. L'auteur part s'installer quelques semaines à Husum, dans le nord de l'Allemagne, où se situe l'action de ce roman. L'endroit lui est d'autant plus précieux que, quelques mois auparavant, il y a entraîné pour un dernier voyage la femme qu'il a tant aimée et qu'il savait avoir perdue. Dans cette région austère et magnifique, au bord de la Baltique, il s'engage dans une quête multiple et obsessionnelle où il cherche à retrouver à la fois le souvenir si précieux des derniers moments passés avec sa femme, à visiter les lieux où se déroule le roman de Lenz, que celui-ci se révèle avoir en grande partie inventés, mais aussi à retrouver les endroits où a vécu Emil Nolde, le peintre ayant servi de modèle au personnage de Lenz.

 

Il y a beaucoup de choses différentes dans ce roman où se trouve aussi une forte part d'autobiographie comme souvent dans les textes de Lionel Duroy.  Deux ont toutefois davantage marquées ma lecture. Tout d'abord l'importance des maisons et du lien que l'on tisse, parfois irrationnel et loin de toute considération spéculatives, avec elles. L'autre est la recension de la fin de carrière (et de vie) de Emil Nolde. L'auteur le suit à la trace et nous fait partager ses découvertes, ses questionnements notamment sur son attitude ambigüe par rapport au nazisme. Un roman riche, nourrissant, mais surement pas lourd à digérer.

 

Afficher l'image d'origineAfficher l'image d'origineAfficher l'image d'origine

Partager cet article

Repost 0